Actualité & Coulisses 24 May 2026 par Sophie Tiercelin

Comment faire expertiser mon objet et connaître sa valeur ?

Beaucoup de personnes hésitent encore à contacter un commissaire-priseur. Par peur de déranger, parce qu’elles pensent que leur objet « n’a sûrement pas de valeur », ou simplement parce qu’elles imaginent une démarche compliquée. Pourtant, faire expertiser un objet est souvent beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Et surtout, cela permet parfois de découvrir l’histoire ou la valeur d’un objet que l’on possède depuis des années sans le savoir. Chez Mirabili, nous sommes convaincus qu’aucune question n’est inutile et qu’aucun objet ne mérite d’être ignoré sans avoir été regardé avec attention. Nous avons à cœur de rendre l’expertise accessible, simple, humaine et directe. Nous sommes là pour vous accompagner.

Comment faire expertiser mon objet et connaître sa valeur ?
Une vieille montre retrouvée dans une boîte, un tableau accroché depuis toujours dans le salon, un vase hérité d’une grand-mère, quelques pièces de monnaies oubliées dans une boite à chaussures, et une question qui revient presque systématiquement : « Est-ce que cela a de la valeur ? »


La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui faire expertiser un objet est devenu extrêmement simple. Plus besoin d’imaginer des procédures compliquées ou des rendez-vous intimidants. Une expertise peut commencer en quelques minutes seulement, parfois depuis son canapé, avec quelques photos et un échange direct avec un commissaire-priseur. Nous avons justement voulu rendre cette démarche fluide, rapide et accessible à tous car notre métier de commissaire-priseur ne consiste pas seulement à vendre des objets aux enchères. Il consiste aussi à conseiller, rassurer, transmettre des connaissances et aider chacun à mieux comprendre ce qu’il possède.


Première étape : envoyer des photos de l’objet

La toute première étape d’une expertise est souvent la plus simple. Il suffit de nous envoyer des photographies de l’objet, par le moyen qui vous convient le mieux, accompagné des informations que vous possédez déjà (dimensions, inscriptions éventuelles, provenance). Beaucoup de clients choisissent également de nous appeler directement, et c’est parfois encore plus agréable ! Un échange oral permet souvent d’aller plus vite, de poser des questions précises et de guider immédiatement la personne qui nous contacte.


Lors de ce premier échange, nous cherchons avant tout à comprendre ce que vous souhaitez faire expertiser. Il ne s’agit pas uniquement de regarder un objet rapidement. Chaque détail compte : les matériaux, les signatures, l’état de conservation, l’origine familiale, ou encore le contexte dans lequel l’objet a été découvert.


Nous guidons ensuite nos clients pour réaliser des photographies utiles et efficaces. Une photo d’ensemble est importante, mais les détails le sont souvent encore plus. Une signature ou l’arrière d’un tableau, un poinçon sur un bijou, le dessous d’un meuble, la texture d’une matière ou un mécanisme peuvent complètement changer l’analyse et l’estimation. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, un commissaire-priseur peut déjà apprendre énormément de choses grâce à de simples photos. Avec l’expérience, il est souvent possible d’identifier une époque, un style artistique, une fabrication particulière, une matière ou encore un niveau de qualité.


Ce que l’on peut déjà savoir grâce à une expertise sur photo

Une expertise à distance permet très souvent d’obtenir une première idée sérieuse de la valeur d’un objet. Nous pouvons déjà vous donner un premier avis, proposer une description sommaire et fournir une estimation. Cette étape est importante parce qu’elle permet au client d’avoir rapidement une orientation.


Certains objets se révèlent courants et décoratifs. D’autres peuvent au contraire présenter un intérêt historique, artistique ou financier beaucoup plus important qu’imaginé. C’est aussi à ce moment-là que nous pouvons parfois éviter des erreurs. Beaucoup d’objets sont vendus trop rapidement sur internet, donnés ou même jetés alors qu’ils possèdent une véritable valeur en vente aux enchères. À l’inverse, certains objets ayant une forte valeur sentimentale n’ont pas forcément une valeur marchande élevée, et il est important de l’expliquer avec honnêteté et pédagogie.


Bien sûr, les estimations données sur photographies restent toujours sous réserve d’un examen physique de l’objet. Une photo ne remplace jamais totalement le regard direct du commissaire-priseur. Certains détails invisibles en image peuvent modifier un diagnostic : restaurations, accidents, qualité d’exécution, poids exact d’un métal, finesse d’une céramique ou authenticité d’une signature. Mais cette première étape permet déjà, dans la majorité des cas, de savoir s’il est pertinent d’aller plus loin.


Quand un examen physique devient nécessaire

Lorsqu’un objet semble particulièrement intéressant, rare ou précieux, ou lorsque nous avons besoin d’affiner notre expertise, nous proposons une rencontre physique. Le client peut nous apporter l’objet directement sur rendez-vous, mais nous nous déplaçons aussi très régulièrement.


Chez Mirabili, nous sommes profondément convaincues que le contact humain est la clé, ainsi que la mobilité pour venir à votre rencontre. Se déplacer chez nos clients permet de comprendre les objets dans leur environnement. Très souvent, une pièce intéressante n’est pas seule. Un tableau peut dialoguer avec du mobilier ancien. Une collection peut révéler une cohérence particulière. Un objet isolé peut prendre tout son sens lorsqu’on découvre son histoire familiale.


Ces déplacements sont aussi des moments d’échange extrêmement précieux. Derrière chaque objet se cache presque toujours une histoire humaine. Une transmission familiale, un souvenir de voyage, une passion, un héritage ou parfois même une découverte inattendue. Nous aimons profondément cette dimension humaine du métier de commissaire-priseur et ne voulons pas être simplement des experts derrière un écran. Nous voulons rencontrer les familles, écouter les histoires, comprendre les parcours des objets et créer une relation de confiance directe avec nos clients.


C’est d’ailleurs souvent lors de ces rendez-vous que les clients découvrent qu’ils peuvent poser toutes leurs questions librement, sans pression et sans engagement. Beaucoup imaginent encore le monde des ventes aux enchères comme un univers fermé ou impressionnant. En réalité, notre métier repose avant tout sur l’échange, la pédagogie et la proximité.


Après l’expertise : deux possibilités

Une fois l’expertise réalisée, deux grandes situations se présentent généralement :
La première est celle de personnes simplement curieuses de connaître la valeur et l’histoire de leur objet. Et cette démarche est déjà extrêmement importante. Savoir ce que l’on possède change souvent le regard que l’on porte sur un objet. Les clients repartent alors avec des connaissances supplémentaires, une estimation, et souvent une conscience nouvelle de la valeur — financière, historique ou affective — de leurs biens.
Cela influence aussi la manière dont les objets seront conservés, entretenus ou transmis aux générations suivantes. Une expertise peut permettre d’éviter des dégradations, de mieux assurer certains biens ou simplement de raconter leur histoire avec davantage de précision.


La seconde possibilité concerne les clients qui souhaitent se séparer de leur objet. Et là encore, le rôle du commissaire-priseur est fondamental : Vendre un objet aux enchères, ce n’est pas seulement s’en débarrasser. C’est lui permettre de rencontrer un nouveau propriétaire qui l’aimera, le collectionnera ou le préservera à son tour. Lorsqu’un client décide de nous confier une pièce, nous l’intégrons alors à une prochaine vente aux enchères adaptée à son univers : mobilier, bijoux, design, objets de collection, tableaux, vins, livres anciens ou curiosités. Commence alors un nouveau travail pour notre maison de vente : recherches approfondies, rédaction du catalogue, photographies professionnelles, communication, mise en valeur de l’objet et préparation de la vente. Tout un univers passionnant qui fera bientôt d’objet d’un nouvel article.


Une démarche simple, rapide et accessible à tous

L’une des idées reçues les plus fréquentes est de croire qu’il faut posséder un trésor exceptionnel pour contacter un commissaire-priseur. C’est faux ! Notre métier consiste justement à regarder les objets avec attention, quels qu’ils soient. Parfois, une petite pièce oubliée possède une valeur importante. Parfois, un objet modeste raconte une histoire fascinante. Et parfois simplement, quelques minutes suffisent pour rassurer un client ou répondre à une interrogation qu’il se pose depuis des années.


Faire réaliser une expertise, une estimation ou un inventaire ne doit jamais être vécu comme une démarche compliquée. Au contraire, cela peut commencer très simplement : quelques photos, un message, un appel téléphonique et une discussion conviviale. Qu’elle soit financière, esthétique, historique, sentimentale — ou parfois les quatre à la fois — la valeur d’un objet mérite d’être reconnue et mise en lumière. C’est précisément notre rôle. Et finalement, il vaut toujours mieux prendre cinq minutes pour poser une question et demander une expertise plutôt que de ne jamais savoir ce que valait réellement un objet que l’on avait sous les yeux depuis des années.


Foire aux questions (FAQ)

Comment envoyer mes photos ?
Vous pouvez envoyer vos photographies à l’adresse email de l’étude (contact@mirabili-encheres.com) ou en passant directement par notre formulaire de contact (accessible ici).
Vous préférez passer par WhatsApp ou par SMS ? Nos deux numéros de téléphone sont faits pour ça !
·       Si vous vous situez à Paris, en région parisienne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise) ou en Normandie (Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine Maritime), vous pouvez contacter Maître Sophie Tiercelin au 06 35 42 64 75.
·       Si vous vous situez à Lille et son agglomération, ou dans les Hauts-de-France, vous pouvez contacter Maître Héloïse de Baudus au 07 75 67 27 26.


L’expertise est-elle gratuite ?
Oui ! Un avis donné sur photographie est gratuit et le sera toujours. Nous vous répondons dans un délai de 48hn ou le cas échéant, vous demandons plus de détails pour affiner notre réponse. Il ne faut jamais hésiter à entrer en contact avec nous pour toute question. Si la quantité d’objet soumise à expertise est très importante et que la demande soit finalement un inventaire complet, il est possible qu’un forfait soit appliqué. Dans tous les cas, nous prendrons toujours le temps de vous présenter ce que nous pouvons faire pour vous et vous rediriger vers le meilleur service possible à vous apporter.


Et si mon objet n’a finalement aucune valeur ?
Beaucoup de personnes hésitent à contacter un commissaire-priseur par peur de “déranger”. Pourtant, il est tout à fait normal qu’un objet n’ait pas forcément une grande valeur marchande. Ce n’est pas grave ! Notre rôle est justement d’apporter un regard professionnel et de répondre avec bienveillance, quel que soit l’objet présenté, et de vous en dire plus sur votre objet, quel que soit sa valeur.


Dois-je obligatoirement vendre mon objet après une expertise ?
Absolument pas ! Une expertise ou une estimation n’engage jamais à vendre. Beaucoup de clients souhaitent simplement connaître l’histoire ou la valeur de leurs objets, pour leur culture personnelle, ou pour confirmer ou infirmer de vieilles légendes familiales. De nombreux clients font également appel à nous pour dresser un inventaire en vue de partage ou dans le but de le transmettre à leur assureur (pour en savoir plus sur l’inventaire d’assurance, c’est par ici !)


Je n’y connais rien en art ou en antiquités, puis-je quand même vous contacter ?
Bien sûr, et c’est même le cas de la majorité des personnes qui nous sollicitent. Il n’est pas nécessaire d’être collectionneur ou spécialiste pour demander une expertise. Notre métier est précisément de vous guider et de vous aider à comprendre ce que vous possédez.


Mon objet est abîmé ou incomplet : est-ce utile de le faire expertiser ?
Oui, car même un objet accidenté, restauré ou incomplet peut conserver un intérêt historique, décoratif ou financier. Certains objets rares restent recherchés malgré leur état.